La Belgique accélère les éléments de son plan national de lutte contre les drones après que des vols de drones suspects ont été signalés au-dessus de la zone d'entraînement d'Elsenborn la semaine dernière. Le ministre de la défense, Theo Francken, a annoncé le 6 octobre à San Francisco que les mesures initialement prévues pour 2026 seront désormais déployées cette année.
Selon les médias belges, Dans le cadre de ce projet, l'accélération implique une intégration plus étroite entre le ministère belge de la défense, le réseau national de détection de Skeydrone et un centre national de sécurité aérienne nouvellement créé à Bevekom. En fusionnant les images aériennes civiles et militaires, l'objectif est de raccourcir la fenêtre de décision entre la détection et l'action, sans nécessiter de dépenses supplémentaires en 2025.
Cet ensemble de mesures s'appuie sur des capacités de détection en couches comprenant des radars à courte portée, des capteurs RF passifs et des caméras EO/IR, combinés à la fusion des données au centre Bevekom. Les données civiles provenant du réseau existant de Skeydrone autour des aéroports, des installations énergétiques, des prisons et des zones de police seront recoupées avec les capteurs de la défense situés sur des sites militaires tels que les champs de tir, les dépôts et les bases aériennes. La centralisation des traces vise à réduire les faux positifs et à accélérer les décisions sur les intentions.
L'approche de la Belgique donne la priorité aux options non cinétiques, y compris le brouillage, le déni du GNSS et les prises de contrôle basées sur le protocole. Des mesures d'intervention musclées telles que les drones intercepteurs, les lanceurs de filets ou la défense aérienne à très courte portée restent disponibles en fonction du site et de la menace. Des équipes de réaction rapide contre les UAS seront également positionnées pour la protection des événements avec des brouilleurs mobiles, des caméras et un soutien radar.
M. Francken a nommé le général de corps d'armée Michel Van Strythem “général des drones”, responsable de la doctrine, de la formation et de l'intégration interarmées. Cette mesure vise à normaliser les formats de rapport, à renforcer la coopération et à éviter la fragmentation des achats au sein des forces armées.
Cette décision intervient dans un contexte d'augmentation des activités suspectes des drones en Europe, avec des incidents signalés au-dessus de sites militaires, de raffineries et d'aéroports depuis la fin du mois de septembre. Les autorités belges considèrent cette réponse comme un moyen de renforcer le dispositif aérien national contre les menaces hybrides inférieures au seuil de conflit, en coordination avec les partenaires de l'OTAN.
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Crédit photographique : Agence de presse Belga
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