Dans un déclaration Le 15 janvier, le cabinet fédéral allemand a approuvé des propositions de réglementation qui permettraient aux forces armées allemandes d'abattre des drones volant illégalement à proximité de l'aéroport. sites d'infrastructures critiques.
La modification de la Loi sur la sécurité aérienne, Le projet de loi, qui va maintenant être soumis au Bundestag pour ratification, tiendra compte du fait que les forces de sécurité des États ne disposent pas de la technologie nécessaire pour atténuer efficacement les menaces posées par les drones et accordera pour la première fois à l'armée le pouvoir d'intervenir.
Dans le communiqué, la ministre fédérale de l'intérieur, Nancy Faeser, a indiqué que la prolifération rapide de l'utilisation de drones hostiles a dépassé la capacité des autorités policières à s'en défendre efficacement :
“Il est donc nécessaire de créer dans la loi sur la sécurité aérienne l'autorité permettant à la Bundeswehr d'intervenir en cas de danger grave - y compris, en dernier recours, pour abattre des drones volant illégalement.”
Cette déclaration fait suite à des rapports du lundi 13 janvier selon lesquels jusqu'à 10 drones ont été repérés au-dessus de la base aérienne de Manching, où se trouve le centre de soutien du système Eurofighter d'Airbus et un aérodrome militaire.
La législation autorise la Bundeswehr à agir uniquement dans les cas où il est estimé qu'un drone représente un risque imminent pour la vie humaine ou pour un site d'infrastructure critique et que la force armée est la seule option viable pour en venir à bout.
La subjectivité inhérente à la législation soulève potentiellement des questions sur la manière dont la Bundeswehr pourra tirer parti de ses nouveaux pouvoirs et sur le moment où elle le fera. Traditionnellement, ce type d'autorité s'applique à des zones spécifiquement désignées dans un certain rayon, comme cela a été le cas récemment aux États-Unis, où les opérateurs et les forces de l'ordre/les militaires disposent de lignes directrices claires sur le moment où la force létale peut être déployée.
Comme ce n'est pas le cas ici, les opérateurs risquent de ne pas savoir à quel moment la responsabilité passe des forces de l'ordre aux militaires et quand ils peuvent déployer une force létale.
Ces questions montrent clairement pourquoi légiférer contre une activité qui peut rapidement passer de parfaitement légale à un risque pour la sécurité nationale représente un tel défi pour les gouvernements du monde entier.