Un prochain rapport d'initiative du Parlement européen définit la manière dont l'UE devrait s'adapter à la propagation accélérée des drones et d'autres systèmes de guerre émergents. Prévu pour un vote en plénière en janvier 2026, le rapport appelle à une intégration rapide des capacités de drones et de contre-drones dans les plans de défense de l'UE et à une protection renforcée des infrastructures civiles critiques.
Principaux résultats
- Intégrer les drones et les contre-drones dans les plans de défense de l'UE. Le rapport préconise de passer d'une approche excessivement réglementaire à une approche axée sur les capacités opérationnelles qui s'adaptent à l'évolution rapide des réalités militaires et technologiques.
- Construire une industrie européenne des drones robuste et autonome. Pour préserver son indépendance stratégique, l'UE devrait réduire sa dépendance à l'égard des fournisseurs extérieurs et augmenter la production nationale de technologies essentielles pour les besoins militaires et de protection civile.
- Protéger la société et les infrastructures critiques. Les États membres et les organes de l'UE devraient renforcer la détection et la neutralisation des menaces aériennes à bas coût à proximité des aéroports, des sites militaires et d'autres lieux sensibles.
Pourquoi c'est important
Les pays de l'UE signalent une forte augmentation de la guerre hybride et des provocations dans l'espace aérien, notamment des vols de drones à proximité d'aéroports et d'installations militaires, souvent attribués à la Russie. En réponse, l'UE a donné la priorité au développement des drones et aux contre-mesures par l'intermédiaire du Fonds européen de défense, des projets PESCO et du travail d'innovation de l'Agence européenne de défense. Une initiative européenne de défense contre les drones, encadrée par la feuille de route 2030 sur l'état de préparation de la défense européenne, devrait être lancée au début de 2026, bien que certaines propositions phares en matière de défense soient confrontées à une incertitude politique quant à savoir si elles doivent être menées par la Commission, les États membres ou l'OTAN.