Une image récemment publiée par la marine américaine confirme l'installation de nouveaux lanceurs d'intercepteurs de contre-drones Coyote à bord du destroyer de classe Arleigh Burke, l'USS Bainbridge. Cette mise à niveau marque une étape importante dans l'intégration de capacités de lutte contre les UAS à faible coût et en phase de flânerie dans la flotte.
La photo, prise le 27 juillet alors que le Bainbridge naviguait en mer Ionienne, offre une vue claire des nouveaux lanceurs montés sur le côté bâbord de la superstructure arrière du navire, à proximité de son système de lancement vertical Mk 41.
Le destroyer est l'un des trois affectés au Carrier Strike Group de l'USS Gerald R. Ford, aux côtés de l'USS Winston S. Churchill et de l'USS Mitscher. Des images de juin montrent également la même configuration de lanceur sur le Winston S. Churchill.
Cette annonce fait suite à celle de la marine selon laquelle les destroyers escortant le Gerald R. Ford seraient armés d'intercepteurs Coyote de Raytheon et/ou Roadrunner-M d'Anduril. Ces deux systèmes sont conçus pour contrer les menaces que représentent les drones à une fraction du coût des missiles sol-air traditionnels. Les Coyote et les Roadrunner-M peuvent également se mettre en attente, ce qui leur permet d'être lancés de manière préventive ou d'être redirigés en vol en fonction de l'évolution de la menace.
L'intercepteur Coyote Block 2, déjà utilisé par l'armée américaine dans le cadre du système intégré de lutte contre les aéronefs sans pilote (LIDS), coûte environ $100 000 par munition. Le prix du Roadrunner-M est de l'ordre de quelques centaines de milliers de dollars et il peut être récupéré, ravitaillé et relancé. En revanche, un seul missile SM-2 coûte environ 1,4 million de tonnes, tandis qu'un missile Sea Sparrow évolué coûte environ 1,4 million de tonnes.
L'ajout de ces systèmes fournit aux navires de guerre une couche supplémentaire importante de défense contre la menace croissante des drones aériens, en particulier compte tenu de la capacité limitée des chargeurs de missiles des destroyers et de la difficulté de les recharger en mer. Les enseignements tirés des récentes opérations menées contre les drones des Houthis en mer Rouge ont joué un rôle déterminant dans la décision de la marine de déployer ces lanceurs.
CONTENU CONNEXE : Le général du CENTCOM fait part de son intérêt pour les C-UAS à la suite de la campagne des Houthis
Alors que les nouvelles installations sont actuellement confirmées sur le Bainbridge et le Winston S. Churchill, on ne sait pas si le Mitscher les a reçues. La marine a testé Coyote et Roadrunner-M sur d'autres destroyers dans le passé et évalue la possibilité d'en faire une capacité standard pour l'ensemble de la flotte.
Parallèlement à ces intercepteurs, le service met en œuvre des mesures défensives supplémentaires, notamment des armes à énergie dirigée, des systèmes de guerre électronique avancés et des leurres en réseau, afin de renforcer son approche multicouche de la lutte contre les menaces aériennes en mer.
Pour l'instant, les nouveaux lanceurs installés sur Bainbridge et Churchill représentent un renforcement tangible et déployable de la capacité du Gerald R. Ford Carrier Strike Group à faire face à l'évolution de la menace que représentent les drones.
CONTENU CONNEXE : Le DEVCOM s'efforce d'adapter les missiles aux besoins des C-UAS.
Crédit photo : U.S. Navy
Suivre C-UAS Hub sur LinkedIn pour des mises à jour régulières du contenu sur les contre-ASM.